Articles > A lire > Santé - Sécurité sociale

  Articles populaires  
  Popularité 100 % : Installation du 21/03/2008 - Conseil municipal Bar-le-Duc  
  Popularité 90 % : Présence socialiste au Pays de Commercy - novembre 2016  
  Popularité 90 % : Les Primaires citoyennes en Meuse : 22 et 29 janvier 2017  
  Popularité 90 % : Installation le 20/03/2008  
  Popularité 90 % : Labo de Bure - DL - 17/11/2005  
  Popularité 90 % : Conférence nationale des services publics en milieu rural - 17/11/2005 - 32 pages  
     

AVIS AUX ALD ..... 10/06/2007

AVIS AUX ALD .....

Association Médicale de Défense de la Déontologie et des Droits des Malades - (AMDDDM) 18 Voie Méhul 94400 VITRY- T / F 01 46 78 79 98

Communiqué du 10 juin 2007

Le Comité d’alerte créé par la loi Douste Blazy a déclenché l’alarme. Les pouvoirs publics s’apprêtent à prendre des mesures de restriction afin que les dépenses de soins ne dépassent pas le montant de l’enveloppe financière fermée qu’ils ont fixée. Des franchises sur les soins risquent d’être mises en place par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008.

Ce serait la première fois dans notre pays depuis que la Sécurité sociale existe que les malades n’auraient accès aux soins dont ils ont besoin qu’à la condition de payer. Ces franchises, d’un montant de 10 à 25 €, s’appliqueraient à chaque catégorie de soins : consultations, hospitalisations, examens, médicaments. Les malades devraient donc payer jusqu’à 40 à 100¤, non remboursés par la Sécurité sociale.

Que se passerait-il pour les malades ?

Ceux qui souffrent de maladies graves, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers (etc.) ont besoin d’un suivi médical rigoureux (10 à 25€ de franchise), d’un traitement continu (+10 à 25€) et d’examens complémentaires réguliers (+ 10 à 25€). Et 10 à 25€ supplémentaires en cas d’hospitalisation. Ce qui mettrait à leur charge de 40 à 100€, alors qu’ils sont actuellement pris en charge à 100%. Or, les 7 millions de patients qui sont en ALD sont pour la plupart retraités, en arrêt de travail, ou en invalidité. Leurs revenus sont donc modestes (en moyenne 50% de leur salaire). A-t-on le droit de prendre le risque qu’ils retardent ou annulent les consultations et examens indispensables ?

Et les autres patients, ceux qui sont habituellement en bonne santé, que vont-ils faire lorsque va survenir un signe, un symptôme ? Nombre d’entre eux n’iront plus voir le médecin. Ils vont attendre, se tourner vers le pharmacien, recourir à l’automédication.

En 2005 le Congrès des médecins berlinois lançait un cri d’alarme contre le forfait de 10€ par trimestre imposé aux malades : les médecins " ne voient plus certains patients pendant des mois. Il ne les voient que lorsqu’ils sont vraiment en mauvais état : quand leur diabète se dégrade, quand une infection s’est transformée en infection pulmonaire ". (Süddeutsche Zeitung 6/5/05).

Retarder un examen, ou pire encore une intervention urgente, c’est prendre un risque grave de complications, et parfois un risque mortel.

Combien de patients renonceraient à se soigner ?

Avec ces franchises, combien de retraités, de mères de famille seules avec leurs enfants, de salariés aux bas salaires, combien de patients seraient condamnés à retarder leurs soins ou à y renoncer, purement et simplement ? D’autant qu’elles viendraient s’ajouter au forfait de 1¤ sur chaque consultation et acte médical qu’il est question de "déplafonner" (actuellement plafonné à 50€ par an), ainsi qu’au forfait hospitalier de 16¤ par jour d’hospitalisation et au remboursement à seulement 70 % des soins postopératoires réalisés après la sortie de l’hôpital. (On ignore si le forfait de 18€ sur les actes d’un coût supérieur à 91€ serait ou non maintenu).

Depuis 60 ans, la Sécurité sociale prend en charge tous les malades dès le premier centime du premier soin nécessaire. Elle rembourse à 100% les malades qui souffrent de longues maladies (ALD) nécessitant des soins longs et coûteux. C’est ce qui permet aux malades de se soigner quels que soient leurs revenus. Aurait-on éradiqué la tuberculose, aurait-on fait les progrès que l’on connaît aujourd’hui dans le dépistage et le traitement des cancers, si les malades avaient dû payer avant de se soigner ? Non. Les malades continueraient à mourir, comme auparavant.

Nous sommes médecins. Nous avons prêté serment de délivrer à tous les patients, sans distinction, "des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science" (article 32 du Code de déontologie médicale). Comment les médecins pourraient-ils respecter ce serment avec de tels obstacles financiers dressés entre eux et les patients ?

L’Association Médicale de Défense de la Déontologie et des Droits des Malades (AMDDDM), qui regroupe plus de 1000 médecins soucieux, comme tous leurs confrères, d’assurer à tous les patients sans exception les soins dont ils ont besoin, demande solennellement au gouvernement de renoncer à son projet de franchises

Comité pour le Droit au Travail des Handicapés et l’Égalité des Droits

CDTHED - 4, place des Jacobins - 38130 Echirolles

Téléphone : 04 76 22 75 55 - Courriel : contact@cdthed.fr

Site : http://www.cdthed.fr/



  Derniers articles  
  1er/12/2017 : Conseil communautaire de Bar-le-Duc Sud Meuse - 07/12/2017  
  1er/12/2017 : Conseil communautaire de Bar-le-Duc Sud Meuse - 12/10/2017  
  28/11/2017 : Les forums de la refondation - 20/11/2017  
  10/11/2017 : COP 23 : une étape transitoire, un enjeu politique majeur - 06 novembre 2017  
  10/11/2017 : Vie associative : des paroles aux actes - 10/11/2017  
  10/11/2017 : La transition énergétique ne doit pas attendre - 07/11/2017  
     


Tous droits réservés à leurs auteurs respectifs.
Contactez-nous : fede55@parti-socialiste.fr - 1 place Maurice Genevoix 55100 VERDUN - Téléphone/Fax : 03 29 84 55 62
Site développé pour une résolution de 1024x768 avec Internet Explorer 6+, Mozilla Firefox 1+, Opera 8+, Safari 2+
XHTML 1.0 CSS 2.1 Mozilla Firefox
Propulsé par : SPIP - Conception : Olivier ROUET