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5 minutes pour convaincre #16 - 05 juin 2017

À retenir aujourd’hui :

À en croire Le Parisien de lundi, l’ordonnance sur le travail et l’emploi sera sévère : pour le gouvernement, les droits collectifs des salariés ne sont pas une protection, mais une maladie. 

L’effet du remède ? Des salariés beaucoup plus vulnérables et insécurisés : renvoyer à la négociation d’entreprise les salaires, les contrats de travail, la durée du travail, la santé et la sécurité des travailleurs c’est affaiblir la défense des salariés et laisser l’employeur seul en position de force. 

Qui peut croire que des travailleurs - et notamment les plus précaires - seront en capacité de négocier seuls leurs conditions de rémunération et de travail ? Les garanties collectives sont faites pour protéger les salariés de l’arbitraire et de la concurrence par le bas. Avec un code du travail par entreprise, rien ne pourra l’empêcher. 

On peut donner plus de souplesse à l’entreprise tout en protégeant mieux et plus efficacement les salariés. C’est ce que nous avons fait, en créant notamment le compte personnel d’activité, qui est la base d’une sécurité sociale professionnelle. Mais on est loin de cet esprit : dans le projet du gouvernement, cet équilibre est totalement absent. Le salarié est réduit au rang de variable d’ajustement économique.

Le contournement des syndicats et l’opacité avec laquelle le gouvernement prépare sa réforme avant de l’imposer à la hussarde ne cessent de nous inquiéter. Les Français ont le droit de se prononcer aux législatives en connaissance de cause. Nous réitirons notre demande exprimée dès le 24 mai, que le projet soit rendu public.

Le chiffre du jour : un élève sur quatre
Si l’on en croit les chiffres publiés début 2017 par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco), c’est le pourcentage d’élèves français concernés avant l’âge de 15 ans par le redoublement. Une moyenne deux fois supérieure à celle des pays de l’OCDE alors que les études internationales montrent que le redoublement n’améliore pas la performance des élèves et concernant en priorité les élèves des milieux défavorisés. En 2014, Najat Vallaud-Belkacem avait décidé de limiter le redoublement à des cas exceptionnels. Une mesure que Jean-Michel Blanquer veut détricoter sans attendre une évaluation sérieuse du dispositif.

École : ce que le gouvernement nous masque
Dans l’ordre protocolaire du gouvernement d’Edouard Philippe, le ministère de l’Éducation est passé de 3ème à 11ème... L’éducation ne serait donc plus une priorité ? 
Les socialistes déplorent la duplicité avec laquelle le nouveau Ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, impose sa politique.
Derrière des propos qui se veulent rassurants, il s’emploie en réalité à déconstruire de manière méthodique et implacable toutes les avancées de cinq années de priorité accordée à l’éducation :

  • suppression du dispositif « Plus de maîtres que de classes »
  • retour à la semaine de 4 jours et à ses longues journées de travail contraires à l’apprentissage des élèves
  • rétablissement des filières élitistes réservées à quelques privilégiés au collège,... 
    La méthode Blanquer consiste à tout défaire, au pas de charge, sans évaluation ni concertation et en dehors de tout débat parlementaire. Ce passage en force tranche singulièrement avec les débats qui ont accompagné la Refondation de l’école.

On peut craindre le retour au statu-quo de 2012, quand la France était la championne des inégalités scolaires et que le système scolaire était exsangue après 5 années de cure budgétaire. JM Blanquer est celui qui a mis en œuvre au ministère de l’Education la politique éducative de Sarkozy (- 80.000 postes, abandon de la formation des enseignants...) 

Ce que nous voulons pour la France : l’éducation comme premier projet et premier budget
Si nous avons engagé la Refondation de l’école, c’est parce que la France avait en 2012 l’un des systèmes scolaires les plus inégalitaires, celui où l’origine sociale pesait le plus dans la réussite des élèves. 
Aujourd’hui, nous voulons approfondir la Refondation (revalorisation des carrières et indemnités, réforme du lycée..), et si nécessaire l’ajuster, après des évaluations partagées avec la communauté éducative. 

  • En continuité avec la création de 60 000 postes de professeurs et le rétablissement de la formation des maîtres durant le précédent quinquennat, nous poursuivrons la vague de recrutements d’enseignants notamment de professeurs remplaçants. 
  • Pour l’égalité, nous instaurerons un seuil maximum de 25 élèves par classe en CP-CE1-CE2. En priorité, dans les territoires de l’éducation prioritaire et en Outre-mer, nous établirons un seuil maximum de 12 élèves par enseignant dans près de 12 000 classes et nous inciterons le recrutement dans ces territoires par une prime portée à 3000 euros nets. 
  • Pour que la prochaine génération vive mieux que la précédente, nous porterons l’ambition de 60% d’une classe d’âge diplômée de l’enseignement supérieur. 
  • Nous consacrerons 2% du PIB à l’enseignement supérieur.

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