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CESS - IUFM - CDDP - QJCS - 18/11/2010

Jean-Claude SALZIGER dépose le Voeu d’Urgence au nom du Groupe des Elus de Gauche

Monsieur le Président, je vous ai interpellé le 22 octobre dernier à propos de la décision de fermeture du CESS prise par l’UHP (Université Henri Poincaré) et de mes craintes au sujet du maintien du site IUFM de BAR LE DUC. Je viens de prendre connaissance de deux rumeurs qui ne sont pas de nature à m’apaiser.
- 1 – la décision de fermeture du site IUFM serait déjà prise par la direction de l’UHP.
- 2 – le Centre Départemental de Documentation Pédagogique serait transféré du site de l’IUFM de BAR LE DUC au Centre Mondial de la Paix.

Je souhaite que vous puissiez nous éclairer en nous faisant part du contenu des contacts que vous avez pris avec l’UHP à la suite de mon voeu du 22 octobre tant en ce qui concerne le CESS que l’IUFM et en nous précisant si le projet de transfert du CDDP a quelque consistance. »

DELIBERATION :

M. Le PRÉSIDENT : Je mets aux voix l’urgence. (Adoptée) La parole est à Mme BECQ-VINCI.

Mme BECQ-VINCI : Monsieur SALZIGER, nous nous préoccupons, nous aussi, du site de l’IUFM, du CESS et du CDDP. Si la fermeture de CESS à Bar-le-Duc est bien abordée dans une lettre transmise par l’Université Poincaré à Nancy, cette dernière n’évoque aucunement la fermeture de l’IUFM. Nous en reparlerons lors du débat sur les orientations budgétaires où figure un chapitre sur l’enseignement supérieur.

Les travaux de rédaction d’une convention de fonctionnement pour 2011 du site de l’IUFM à Bar-le-Duc sont en cours. Cette convention, dont les termes ont été négociés récemment lors d’une rencontre entre les parties concernées, établira les engagements de chacun ainsi que la participation financière du Département au fonctionnement de l’IUFM. Je précise que par l’expression "les parties concernées" il faut entendre le Département et l’IUFM à Maxéville.
Ce document sera présenté à l’Assemblée départementale en 2011 à l’issue du vote du budget.

Par ailleurs, la convention qui lie le Conseil général de la Meuse à la Mairie de Bar-le-Duc pour le financement d’une partie des charges de personnel des agents techniques de l’école Jean Errard n’ayant pas été dénoncée, elle s’appliquera en 2011 au même titre que les années précédentes jusqu’à la désannexion de l’école.

Au surplus, il sera demandé au Président de l’UHP Nancy 1 de bien vouloir soutenir la cause du département de la Meuse dans le maintien des licences professionnelles sur notre territoire et, plus particulièrement, de la licence « management de la production et logistique interne » de Nancy 2 qui risque elle aussi de disparaître bien que bénéficiant d’un effectif plus élevé.

À notre connaissance, le transfert du CDDP n’est pas acté. Le Président sera à même de vous renseigner à ce sujet, il aurait pu vous répondre s’il avait été là.

J’ajoute que pour le CESS et l’IUFM de Bar-le-Duc, nous avons tout de même à noter un désintérêt des étudiants pour les filières scientifiques. On relève en effet une moindre vocation à suivre les filières de l’enseignement, que ce soit à Bar-le-Duc ou sur les autres sites ; par ailleurs, Bar-le-Duc est de peu d’attrait pour les étudiants. Nous avons tous à faire des efforts pour améliorer les choses. Nous en reparlerons plus avant dans l’ordre du jour.

M. Le PRÉSIDENT : La parole est à M. CORRIER.

M. CORRIER : Un mot pour dire qu’il est dommage pour le CESS que personne n’ait été interpellé avant la décision de l’UHP. La Ville de Bar-le-Duc n’a pas été interpellée et a été mise devant le fait accompli. Je pense que pour le Conseil Général, il en va de même et, en termes de concertation, le loupé paraît phénoménal.

Mme BECQ-VINCI : Non, nous avons rencontré le Président de l’UHP. Dans son courrier, il ne dit pas que la question est fermée, il parle d’une "situation menacée".

M. CORRIER : Je parlais du CESS. Pour cette structure, nous avons été mis devant le fait accompli, le Conseil Général comme la Mairie de Bar-le-Duc.

Mme BECQ-VINCI : Dans sa lettre, le Président ne dit pas que la structure est fermée, il nous alerte sur le peu d’étudiants inscrits à Bar-le-Duc. Il faut enrayer le phénomène, mais ce sera difficile du fait d’un désintérêt pour les sciences, doublé d’un désintérêt pour Bar-le-Duc.

M. CORRIER : Vous lisez donc que la décision de fermeture n’est pas prise ?

Mme BECQ-VINCI : Elle n’est pas prise, mais nous sommes mis en garde.

M. CORRIER : Selon quels délais et avec quelles chances de maintien ?

Mme BECQ-VINCI : Peut-on ouvrir le débat maintenant, plutôt que de le réserver pour le DOB ?

M. Le PRÉSIDENT : Si vous voulez. En résumé, nous avons reçu une lettre qui nous sensibilise fortement sur la situation. Elle engage l’ensemble des interlocuteurs à réfléchir en vue d’une évolution favorable. Mme BECQ-VINCI et le Président ont participé à des rencontres. Nous avons maintenant besoin de clarifier les informations dont nous disposons et de définir une stratégie pour maintenir ces structures et les faire évoluer dans la durée.
Mme BECQ-VINCI : Voici les pistes que je souhaitais formuler à l’occasion du DOB au titre de l’éducation. Dans le DOB, il est indiqué : « Il conviendra de conduire une réflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur en Meuse. »

Sur le plan local, le maintien de l’antenne de l’IUFM devra concentrer les énergies et une démarche commune avec la Ville de Bar-le-Duc sera conduite pour déterminer les leviers possibles :
- Augmenter l’attractivité du site en promouvant une vie étudiante facilitée ;
- Etablir un partenariat avec la Ville autour des transports et de l’accès à la vie culturelle barisienne ;
- Communiquer pour faire mieux reconnaître ou connaître le site de Bar-le-Duc en tant que campus de l’UHP de Nancy et non seulement comme un site annexe de l’université. L’évolution qualitative du site doit être engagée et des enseignements proposés – niveau master, DEA, DESS – doivent être valorisés.

L’hébergement doit être accessible et ce, à un moindre coût. Actuellement, il est quasiment gratuit pour un élève boursier en chambre IUFM.
- Rendre, les infrastructures et ressources plus facilement disponibles – bibliographie, laboratoire de langue, etc.
- Créer un guichet Pôle info pour les étudiants, facilitant ainsi leurs démarches et aidant à une meilleure intégration.
- Réfléchir à des aides financières relatives au déplacement à l’intérieur du département.
- Réfléchir à des bourses pour les étudiants en deuxième année avec engagement d’exercer en Meuse pendant quelques années, ce que l’on fait déjà pour les médecins, afin d’assurer un vivier d’enseignants du premier degré pour la Meuse et de limiter le turn over.

Telles sont nos propositions arrêtées en concertation avec Bar-le-Duc et l’IUFM, dont les enseignants ont des projets. Nous nous proposons aussi de rencontrer le nouveau directeur de l’IUFM de Maxéville afin de l’inciter à prendre des mesures volontaristes lors des inscriptions, non pour désengorger les sites de Maxéville et Metz, mais pour limiter le nombre de groupes sur ces sites et l’augmenter à Bar-le-Duc. Il faut revenir à la situation que nous connaissions avant que l’IUFM ne soit intégré à l’Université.

Quant au maintien du CESS, nous voulons rappeler au Président de l’Université Henri Poincaré que le texte de référence du Comité stratégique pour le développement de l’espace universitaire lorrain fait état de la nécessité de concilier excellence et réponses aux attentes de proximité. Je le lui ai déjà fait remarquer lors de nos réunions. Il est par ailleurs nécessaire d’inclure dans la réflexion le laboratoire de Bure qui constitue le seul moyen pour la Meuse d’être partie prenante du projet Université de Lorraine.

M. Le PRÉSIDENT : La parole est à M. CORRIER.

M. CORRIER : Je conçois que nous soyons à la croisée d’un DOB aujourd’hui et d’un budget demain. Ce dont nous avons besoin, c’est d’abord d’une initiative politique forte, immédiate et qui représente la plus grande force conjuguée entre le Conseil Général et la Ville de Bar-le-Duc. Sur ce point, il n’est guère besoin d’attendre. Nous pouvons nous y atteler dès aujourd’hui.

Mme BECQ-VINCI : Tel est mon propos. Je peux également vous faire part des réflexions de l’IUFM.

M. Le PRÉSIDENT : M. CORRIER, si nous n’avions pas écrit dans le rapport pour le DOB notre souci relatif à l’IUFM, vous nous l’auriez reproché. Le DOB c’est aujourd’hui. Connaissant l’urgence et l’importance d’oeuvrer en faveur de notre IUFM, nous avions prévu de l’évoquer de façon développée au cours du DOB pour bien montrer que la recherche de stratégies et de formules qui viennent conforter notre situation est nécessaire.

Quelques pistes ont été exposées, elles méritent d’être travaillées avec qui de droit ; nous en avons conscience.

Je rappelle que, sur le deuxième point, le CDDP, c’est le Président lui-même qui vous donnera l’information. Nous ne voudrions pas nous orienter vers des informations qui manqueraient de bases.

M. CORRIER : Le CESS ne serait donc pas plombé pour l’heure ?

M. Le PRÉSIDENT : Les documents écrits dont on dispose nous autorisent à faire des propositions dans l’esprit. Il nous est dit "attention danger", nous réagissons. Prenez l’exemple des fermetures de classes, nous sommes prévenus assez tôt, mais aucune classe ne ferme durant l’année. La situation présente est assez comparable, d’où l’importance d’être attentifs.
La parole est à Mme BECQ-VINCI.

Mme BECQ-VINCI : Concrètement, je propose que nous rencontrions rapidement les responsables de la Ville de Bar-le-Duc et ceux de l’IUFM ; ensuite, nous verrons le nouveau Directeur de l’IUFM de Maxéville, enfin le Président de l’UHP.

M. Le PRÉSIDENT : La parole est à M. SALZIGER.

M. SALZIGER : J’étais presque rassuré, je le dis avec humour, quand j’ai entendu Mme la Vice-Présidente répondre à mon voeu. Son propos se rapprochait plutôt d’un inventaire à la Prévert, reprenant l’ensemble des actions que l’actuelle majorité souhaite mettre en oeuvre l’année prochaine.

Madame BECQ-VINCI, vous n’avez pas répondu à la question sur l’avenir du CDDP qui, à ma connaissance, serait transféré sur le site du Centre Mondial de la Paix. Après tout, nous sommes directement intéressés et des sources sérieuses affirment qu’il en serait ainsi pour la rentrée prochaine.

Pour l’IUFM, mes craintes ne sont pas des vues de l’esprit. Un des protagonistes donne crédit à la rumeur. Récemment à Dun-sur-Meuse, le Sénateur Gérard LONGUET, interpellé sur l’avenir de l’IUFM, a précisé qu’il serait supprimé. Voyez que la source n’est pas neutre.
Sur les effectifs, vous essayez de me rassurer, madame BECQ-VINCI, en indiquant qu’il conviendrait que la direction nous assure un recrutement suffisant d’année en année. Mais madame la Vice-Présidente, cela fait quatre ou cinq ans que vous tenez ce discours-là ; pour autant, la courbe des recrutements continue de s’affaisser. Je ne vois pas pourquoi un engagement que vous prenez pour le compte de l’IUFM serait demain davantage mis en oeuvre.
Vous parlez d’une bourse, la proposition est intéressante ; mais je rappelle aux membres de la majorité qu’il y a trois ans j’avais proposé un voeu visant à fixer la présence du CESS ; je vous invitais à prendre une décision financière sous forme de primes en faveur des étudiants. À l’époque, tous les Conseillers Généraux de la majorité avaient refusé.

Je vous rejoins, madame la Vice-présidente, sur la nécessité d’affirmer tous ensemble que la Meuse a droit à un avenir universitaire. J’ai le sentiment qu’à partir du site de Bar-le-Duc, on procède "à la découpe" comme certains promoteurs qui vendent les immeubles en tronçons. Je crains un démembrement qui s’annonce et qui s’opère en douceur. À la rentrée prochaine, le CESS, ensuite le CDDP, enfin l’IUFM. Tous ces départs me semblent très liés.

M. Le PRÉSIDENT : J’interromps ici le débat.
Nous vous avons proposé une stratégie : elle est confortée dans le cadre du DOB que nous étudierons plus avant. Je ne voudrais pas que vous pensiez une seconde que nous nous moquons de l’avenir universitaire ; nous travaillons régulièrement sur cette problématique qui est tout, sauf simple. Aujourd’hui, nous n’avons pu vous répondre précisément que sur une seule partie ; en revanche, je ne puis préciser aujourd’hui devant l’Assemblée l’état des négociations menées personnellement par M. le Président sur le CDDP. Dès son retour, il vous dira où nous en sommes. En l’état, je ne puis vous en dire plus.



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