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La droite dans ses contradictions… - 26/10/2010

Service veille politique/Alain Bergounioux 26 octobre 2010 (n°5)

La droite dans ses contradictions…

Nicolas Sarkozy s’exprimera devant les maires le 23 novembre….
Nicolas Sarkozy interviendra le 23 novembre devant les maires de France, réunis porte de Versailles, à Paris. Le chef de l’Etat s’était exprimé devant eux en 2007 et en 2008, mais pas l’an passé. Pour désamorcer la grogne des élus locaux sur la réforme de la taxe professionnelle, il avait laissé la place à François Fillon. Afin de préparer le terrain , le président a demandé aux membres du gouvernement, lors du Conseil des ministres du 6 octobre, de participer aux assemblées de maires de leurs départements qui se tiendront d’ici là. ..

L’Elysée prépare les présidentielles….

Depuis la rentrée, Claude Guéant réunit régulièrement autour de lui un petit groupe de conseillers élyséens pour réfléchir au projet que présenterait Nicolas Sarkozy aux Français en 2012. Celui-ci comprend Olivier Biancarelli, conseiller politique, Boris Ravignon, qui suit les questions écologiques, ou encore Jean-Baptiste de Froment, conseiller technique chargé de l’éducation. Ce dernier fait le lien avec Nathalie Kosciusko-Morizet et Laurent Wauquiez, missionnés pour préparer le projet législatif de l’UMP en 2012. Proche du secrétaire général de l’Elysée, le préfet de la Creuse, Hugues Moutouh, qui fut conseiller de Nicolas Sarkozy place Beauvau, pourrait également prochainement rejoindre le cabinet présidentiel pour alimenter ce travail.

Jean Louis Borloo : « Un excellent animateur de talk show ! »

Lors de l’émission « Preuves par trois » Gérard Longuet interrogé sur les chances de Jean-Louis Borloo d’accéder à la fonction de Premier ministre a eu cette formule : « Il ferait un bon analyste pour la presse parce qu’il sent bien la société française » avant d’affirmer ironiquement : « Il ferait un excellent animateur de talk show parce qu’il met les gens à l’aise, il les fait parler ». Et le sénateur de la Meuse de rappeler le caractère technique de la fonction… « Premier ministre, c’est un métier de mécanicien ». « le caractère clé à molettes, tournevis, les yeux fixés sur l’ensemble des indicateurs, ce n’est pas en général le type de beauté qu’on lui prête »…. (14 octobre)

JF Copé empêché de tenir une conférence …. La faute à l’UMP !

Obligé d’annuler, le 6 octobre, sur les recommandations du préfet d’Ille-et-Vilaine, une conférence à Sciences-po Rennes, par crainte de troubles, Jean-François Copé a lancé aux jeunes UMP du département : "Bien sûr, c’est la faute des syndicalistes de SUD, mais c’est aussi de notre faute ! Face à une gauche militante, on doit être capable de s’organiser. Je reviendrai quand on sera prêt." Celui qui postule à la direction de l’UMP a ajouté : « On ne s’adresse qu’aux facultés et aux grandes écoles. Je ne suis pas responsable du parti, mais qui va voir les jeunes dans les BEP, les centres de formation d’apprentis, les IUT ? »

Le patron des députés UMP a rencontré un émissaire de G Fini…
Jean François Copé a reçu le 12 octobre dernier un émissaire du président de la chambre des députés Italienne , en la personne d’Antonio Buonfiglio , secrétaire d’Etat à l’Agriculture pour évoquer à la fois « Futur et Liberté » le parti dissident que Gianfranco Fini vient de créer et l’expérience de Génération France qui a inspiré le mouvement de Gianfranco Fini

Conflits d’intérêts : explication de texte entre Jean-François Copé et Hervé Morin…

Quand il a lu, dans Le Parisien du 3 octobre, les critiques d’Hervé Morin sur le cumul de la fonction de parlementaire et du métier d’avocat d’affaires, le président du groupe UMP à l’Assemblée, Jean-François Copé, qui travaille dans le cabinet Gide Loyrette Nouel, a décroché son téléphone pour lui demander s’il était bon pour un responsable politique... d’être propriétaire de chevaux de course, comme l’est le président du Nouveau Centre….

La tournure violente de la campagne interne du FN dans la presse d’extrême droite…

Rivarol, Minute et maintenant Présent. Des trois titres “historiques” de l’extrême droite, aucun ne soutient Marine Le Pen, dans la succession à son père, Jean-Marie Le Pen, à la tête du Front national. Pour autant, ces trois journaux ne supportent pas tous ouvertement Bruno Gollnisch. Et surtout, chacun d’eux a des raisons qui lui sont propres de ne pas “rouler” pour Marine Le Pen.

Rivarol : C’est celui qui, le premier, s’est non seulement rangé derrière la candidature Gollnisch, mais qui a régulièrement attaqué Marine Le Pen et ses soutiens. Dès le mois de mai, par une interview de Marc George, Rivarol et son directeur Jérôme Bourbon ont montré leur préférence. Depuis, ils font campagne pour le vice-président du FN.

Jérôme Bourbon cite le sujet Marine Le Pen en ces termes qui rappellent de très mauvais souvenirs : « Je ne peux pas en conscience rester neutre entre une gourgandine sans foi ni loi, sans doctrine, sans idéal, sans colonne vertébrale, pur produit des media, qui a multiplié les purges depuis des années et dont l’entourage n’est composé que d’arrivistes sans scrupules, de juifs patentés et d’invertis notoires et un homme droit, humble, rassembleur, érudit, à la vie exemplaire, d’une exquise courtoisie, très apprécié dans toutes les composantes de la droite nationale et radicale, tant en France qu’à l’étranger, et aux convictions très solides ». (Marine Le Pen a saisi la justice suite à cette diatribe…)

Et si Jean-Marie Le Pen était épargné jusqu’ici dans les attaques, ce n’est plus le cas. Dans le numéro paru le 15 octobre, Jérôme Bourbon franchit un palier en mettant en cause directement le “menhir” et en évoquant à plusieurs reprises “le clan Le Pen” ou encore “le Front familial”. Auparavant, J. Bourbon prenait soin de faire la différence entre la fille et le père, ne tarissant pas d’éloges sur ce dernier. Une époque révolue. “Le Pen qui se comporte de plus en plus en satrape oriental, en grand mamamouchi“ ; “Si Le Pen voulait absolument que ce fut sa fille qui lui succédât et personne d’autre, il aurait mieux valu le dire clairement, imposer à tous sa progéniture comme dans la communiste et tyrannique Corée du Nord”, écrit notamment Jérôme Bourbon. Dans ce même numéro, trois pages (sur douze) sont consacrées au congrès du FN et comportent toutes des appels au vote pour Bruno Gollnisch…

Minute : En publiant un organigramme d’un FN “mariniste” où les pro-Gollnisch seraient écartés, Minute a également annoncé la couleur : l’hebdomadaire ne se transformera pas en organe de soutien à la candidature de Marine Le Pen pour le congrès des 15 et 16 janvier 2011. Ce titre, le plus connu de la presse d’extrême droite, est passé d’une relative bienveillance à l’égard de Marine Le Pen, à une nette prise de distance.

Présent : Le journal des catholiques traditionalistes proche de Bernard Antony, a longtemps été discret sur la question de la succession. Le 15 octobre dernier , Jeanne Smits, directrice de la rédaction, a pris position, dans un article intitulé “Les primaires au FN et l’avortement”….
“Bruno Gollnisch, interrogé par Minute, a répondu à propos de l’avortement que “la législation actuelle doit évidemment être changée”, affirmant que celle ci a “organisé la suppression de millions de vies – 200 000 enfants à naître chaque année en France”. Il a précisé : “Je ne suis pas favorable à un retour à une situation qui faisait que des femmes, souvent en situation de grande détresse, répondaient seules devant les tribunaux du fait d’avoir avorté”(…) C’est, en somme, ce que préconise le “projet” de Loi pour la Vie élaboré par le Centre Charlier, qui prévoit de re pénaliser l’avortement qui est un crime, mais de ne pas prévoir de peine pour la femme qui avorte, deuxième victime de l’avortement.” Jeanne Smits rappelle qu’en 2005, alors que nous la poussions à préciser sa pensée, Marine Le Pen avait dit que même en cas de climat favorable à la vie obtenu grâce à l’action future du FN, s’il était au pouvoir, elle ne demanderait pas l’abrogation de la loi Veil…

Finalement, ces non soutiens arrangent Marine Le Pen et sa stratégie de ”lissage” de l’image du FN. Ne pas être soutenue par les titres historiques de la “mouvance” peut lui permettre de dire qu’elle n’a plus rien à voir avec cette extrême droite-là….

Cette lutte des places cache en creux une bataille beaucoup plus décisive et plus intéressante. Celle des questions économiques. Dans les années 80, le programme économique et social du Front national s’inspirait du libéralisme économique. Finalement, le reagano-thatchérisme se mariait très bien avec le poujadisme anti-impôts, anti-Urssaf de Jean-Marie Le Pen . C’est ainsi que le Front national préconisait notamment la suppression de l’impôt sur le revenu…. Marine Le Pen a décidé de jouer à fond la carte de la France « souveraine » contre « l’Euro mondialisme ». Elle considère que l’ouvrier français se sent davantage en danger face à la concurrence chinoise à très bas prix que par son voisin immigré. Ainsi, sa campagne régionale dans le Nord-Pas-de-Calais fut axée principalement sur les dégâts de la mondialisation et des délocalisations. Les conceptions économiques « marinistes » ne conviennent pas à la frange historique de l’extrême droite française, plutôt bourgeoise, qui, si elle rejette le libéralisme politique issu de la Révolution, épouse le libéralisme économique pour des raisons idéologiques Aujourd’hui, Marine Le Pen, dénonce le recul de l’âge légal de départ à la retraite au-delà de 60 ans ( alors qu’auparavant la position du FN était tout autre, puisqu‘il prônait une démarche de capitalisation quasi intégrale…). Elle propose « de faire des économies sur « les dépenses les plus nocives comme l’Union européenne ou l’immigration » , d’élargir le financement des retraites aux revenus du capital, et de mettre en place des droits de douane sociaux et environnementaux…

En choisissant de repousser l’âge légal de départ à la retraite, le gouvernement a confirmé sa soumission aux dogmes défendus par le Medef et la Commission européenne depuis des années » affirmait elle récemment.

Sources :Marianne.fr/L’Express.fr/LeFigaro/
Blogs Le Monde.fr



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