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Chômeurs en fin de droits : le gouvernement joue la montre, les chômeurs désespèrent - 23/03/2010

Communiqué d’Alain Vidalies, Secrétaire national au travail et à l’emploi

Chômeurs en fin de droits : le gouvernement joue la montre, les chômeurs désespèrent

Les partenaires sociaux et le cabinet du ministre délégué à l’emploi,
Laurent Wauquiez, se sont réunis pour une nouvelle réunion de négociation
sur la prise en charge financière des chômeurs en fin de droits qui vont se
retrouver sans aucune prise en charge, dont le nombre est estimé à 400 000
en 2010. La réunion n’a abouti à aucun accord ni à aucune mesure concrète.

Pour de nombreux syndicats, cette réunion s’est avérée être une véritable
perte de temps. Sur l’opportunité de créer une allocation particulière
pendant la crise pour les personnes en fin de droits qui ne bénéficieraient
pas de contrats aidés ou de formations rémunérées, les syndicats se sont vus
opposer une fin de non-recevoir, l’entourage de Monsieur Wauquiez n’ayant
apparemment pas mandat, à l’heure actuelle, pour évoquer une telle solution
 !

La ficelle est un peu trop visible : le gouvernement essaie de gagner du
temps en espérant vainement une sortie de crise. En attendant, pour les
chômeurs en fin de droits, c’est une double peine : ils subissent les
conséquences de l’inaptitude du gouvernement à relancer l’économie et de son inconséquence à ne pas les aider à traverser la crise.

Malgré une politique injuste lourdement sanctionnée par les urnes, le
gouvernement et le Président de la République continuent d’opposer un refus
manifeste d’aider ceux qui sont directement victimes de la crise. Quand il
s’agissait d’aider les banques, le carnet de chèque de M. Sarkozy était
ouvert, mais quand il s’agit de soutenir les 400 000 personnes qui n’auront
plus rien pour vivre, le Président refuse une « allocation d’assistance de
plus ».

Le Parti socialiste a fait des propositions qui peuvent être mises en ouvre
immédiatement, notamment la création d’une Allocation Solidarité Crise (ASC) prolongeant de six mois les indemnités chômages.



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