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En Martinique comme ailleurs, le peuple doit avoir le dernier mot - 26/06/2009

Communiqué d’Axel URGIN, Secrétaire national à l’Outre-mer

En Martinique comme ailleurs, le peuple doit avoir le dernier mot

Suite aux déclarations que vient de faire le président de la République sur son intention de consulter les Martiniquais, le Parti socialiste rappelle sa position de principe, favorable à l’autonomie des régions d’outremer qui le souhaiteraient et respectueuse des autres aspirations comme à la Réunion.

C’est pourquoi, pour la première fois sous la Vème République, en 2000, il avait fait inscrire dans la loi, le droit à l’évolution différenciée des régions d’outremer et le principe du référendum local. Ces dispositions, alors combattues par la droite, sont aujourd’hui dans la Constitution.

Le Parti socialiste prend acte de la position de principe du chef de l’Etat de répondre enfin favorablement à la demande quasi unanime des élus du congrès de la Martinique d’enclencher le processus d’évolution statutaire en vue d’un référendum local.

Il rappelle que la réussite d’un tel processus suppose qu’à la différence des référendums de 2003, la consultation soit claire et loyale, et qu’en tout état de cause, le dernier mot devra revenir à la population.

Il lui demande également de respecter les résolutions du congrès de la Guadeloupe qui, à l’inverse de celui de la Martinique, a demandé le respect du calendrier des élections régionales et cantonales, et a adopté le principe d’un moratoire institutionnel de 18 mois pour permettre l’élaboration d’un projet guadeloupéen.

Le Parti socialiste rappelle enfin l’urgence d’apporter des réponses immédiates à la grave crise économique et sociale que connaissent les Antilles, la question institutionnelle, pour importante qu’elle soit, ne devant pas être le prétexte pour l’exécutif de renier ses engagements



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