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Voter UMP, c’est soutenir la politique de Nicolas Sarkozy - 15/04/2009

VOTER UMP, C’EST SOUTENIR LA POLITIQUE DE N. SARKOZY EN FRANCE ET CONFIRMER L’ORIENTATION LIBÉRALE DE LA CONSTRUCTION EUROPÉENNE

Voter UMP aux élections européennes, c’est :

- adresser un message d’approbation à Nicolas Sarkozy et à sa politique inefficace, injuste et autoritaire ;
- confirmer la majorité sortante du Parlement européen et la Commission européenne présidée par M. Barroso, soutenues par l’UMP et la droite européenne, marquées par une orientation clairement libérale.

La droite au pouvoir depuis 2004 au Parlement européen : un bilan catastrophique.

Ce bilan, c’est au moins trois directives de régression et une absence d’initiative :
- la directive Bolkestein sur les services qui, si les eurodéputés socialistes ne s’y étaient pas opposés, aurait démantelé les services publics ;
- la directive sur le temps de travail et sa clause dérogatoire qui permet d’étendre la semaine de travail jusqu’à 65 heures – au fond, importation par le Parti populaire européen du « travailler plus pour gagner moins » cher à N. Sarkozy ;
- enfin la directive de la honte, pudiquement baptisée « directive retour », qui permet, entre autres, de maintenir en rétention les immigrés pendant dix-huit mois ;
- depuis 2004, la majorité de droite, c’est le refus catégorique de réglementer la finance, malgré les alertes. Depuis 2008, c’est le refus non moins catégorique d’agir contre la crise par un vrai plan de relance européen.

La droite au pouvoir depuis 2004, c’est un alliage parfait de libéralisme pour l’économie, de précarisation pour les salariés, de xénophobie et d’autoritarisme pour la société.

La présidence française de l’Union : un abîme entre les annonces et les résultats :

M. Sarkozy va dire : voter UMP, c’est prolonger la présidence française de l’Union. Mais quels sont vraiment les résultats de ces six mois ?
- La crise en Géorgie ? Le cessez-le-feu n’a rien réglé, les violences restent chroniques et les milices se multiplient.
- Le plan carbone ? Dépassé avant même d’être signé. Plus personne ne fait référence à l’accord signé.
- Quant à la réaction à la crise, beaucoup de bruit pour rien. Tout ce qui a été décidé, c’est une vague coordination des politiques nationales, qui n’a pas empêché chaque État de n’en faire en réalité qu’à sa guise.

Le manifeste de la droite européenne : y a-t-il une crise en Europe ?

Début avril, l’UMP n’a toujours pas de texte d’orientation pour les élections européennes. Ce n’est pas une surprise. Tout à son habitude, M. Sarkozy dira tout et son contraire, parlera à gauche pour agir à droite.

Au moins, à l’occasion d’élections européennes, on peut se référer aux textes des partis européens. Le PPE, parti de la droite libérale et conservatrice, auquel l’UMP est affilié, a publié un texte sur ses priorités pour 2009-2014. Il révèle le vrai visage de la droite européenne.
- Sur les dix priorités, une seule concerne la crise et est intitulée « des réponses pragmatiques et ciblées à la crise financière ». Le mot est lâché. Des réponses ciblées, cela veut dire surtout pas de réforme en profondeur. Ils veulent sauver le système existant là où nous voulons le changer.
- On lit aussi qu’il faut encourager le « temps partiel » et la flexibilité pour accélérer la reprise. C’est la continuité avec la politique de précarisation menée depuis 2004.
- Le PPE veut accélérer l’achèvement du Marché unique, en mentionnant comme exemple l’accès à la santé. En clair : les services publics seront à nouveau attaqués au nom de l’intégration des marchés.
- Le refus de toute hausse du budget européen est réaffirmé. C’est l’assurance que l’Europe sera incapable d’investir dans la croissance verte et dans la recherche pour notre avenir.

Voter UMP aux élections européennes, c’est donc soutenir au programme libéral et réactionnaire d’attaque des services publics, de précarisation sociale et de refus d’agir contre la crise et pour la croissance de demain.



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