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François Hollande : présentation de la motion « donner de la cohérence à la gauche et un espoir à la France » - 02/07/2008

Conseil national du 2 juillet 2008
François Hollande : présentation de la motion « donner de la cohérence à la gauche et un espoir à la France »

Chers Camarades,

Nous ouvrons le temps des contributions. Il y en a beaucoup et c’est d’ailleurs devenu un rite depuis plusieurs congrès. Il faut en sortir ce qu’il y a de plus pertinent pour notre parti, mais il faut aussi prendre la mesure du contexte dans lequel nous sommes.

Notre congrès va se tenir dans un moment où une crise, une crise grave, traverse l’ensemble du monde : une crise énergétique, une crise financière, une crise alimentaire, une crise immobilière, une crise économique.

Nous sommes à un moment où nos concitoyens attendent avec inquiétude ce que vont être les prochains mois compte tenu de ce contexte : un capitalisme qui ne parvient plus à trouver par lui-même son destin.

Nous sommes dans un contexte où la droite est à l’offensive sur le plan idéologique, sur le plan politique, sur le plan social. On le voit ici. Elle ne réforme pas, elle revient en arrière. Elle échoue, mais elle écrase et elle stigmatise (il y en a pour tout le monde) pas simplement les fonctionnaires, les enseignants, les militaires, les adjoints du service public de l’audiovisuel… Bref, elle pointe du doigt tous ceux qui ne participent pas de son opération. Elle brouille les repères et l’on en sait quelque chose depuis la dernière élection présidentielle.

Voilà le contexte.

Notre congrès doit donc mettre le Parti socialiste en situation d’alternative. Y a-t-il des réponses politiques ? Y a-t-il d’autres chemins ? Y a-t-il une possibilité d’agir ?

Mon sentiment est que nous devons lever, à l’occasion de notre congrès, les trois conditions qui nous donneront la capacité de l’emporter en 2012.

La première condition pour l’emporter, c’est de gagner la bataille des idées. La droite a son idéologie, ses slogans, ses thèmes. On pourrait les résumer : individualisation, marchandisation, communautarisation. Elle touche à travers ces thèmes bien plus que son électorat traditionnel, y compris des catégories populaires.

Il nous faut donc réarmer la pensée de la gauche pour démontrer que, dans ce contexte de crise, par rapport à cette offensive, nous détenons les solutions pour l’avenir : donner la priorité au moyen terme sur l’urgence et l’immédiat, faire entendre la voie de l’intérêt général par rapport aux intérêts fragmentés, porter les valeurs de la République par rapport au repli individuel ou communautaire.

Notre congrès doit donc se situer à ce niveau-là : la bataille des idées.

La deuxième condition, c’est la crédibilité :
- Si nous faisons, comme souvent à travers nos textes, l’addition de toutes les revendications, de toutes les propositions sans mesurer qu’il faut aller maintenant à l’essentiel ;
- Si nous ne prenons pas en compte les trois grandes questions qui nous sont posées : est-il possible de faire plus de croissance dans la mondialisation ? Est-il possible de répartir différemment les richesses ? Est-il possible d’avoir une politique de développement durable, compte tenu de l’ampleur du défi qui est devant nous ?

Alors nous passerons à côté de la crédibilité.

La troisième condition, c’est la cohérence. Cohérence, parce que la droite, dans toutes ses difficultés, malgré tout, est unie derrière son chef, derrière un seul parti, et maintenant avec une philosophie qui s’est finalement imposée à tous.

La gauche n’est pas dans le même état. Il y a à la fois un besoin d’un PS fort –c’est l’enjeu de notre congrès- avec une identité clairement assumée, avec une cohésion en son sein, avec une capacité de nous retrouver sur l’essentiel, mais aussi de régler entre nous nos différends et de les respecter. C’est la condition majeure pour la cohérence de la gauche. C’est de notre force que dépendra, ensuite, la dynamique dans la gauche.

Notre stratégie, c’est le rassemblement de la gauche. Faut-il aussi, là encore, lui donner consistance. Il faudra la fédérer, il faudra la structurer. Il faudra sans doute aller vers un candidat unique de la gauche si, bien sûr, un certain nombre d’étapes ont été franchies. De notre cohérence dépend la suite.

Si nous sommes capables de remporter la bataille des idées –cela commence par le congrès, d’asseoir notre crédibilité –cela supposera d’aller vers un projet qui aille à l’essentiel- et de donner de la cohérence –cohérence à nos idées, cohérence à notre projet, cohérence à notre direction, cohérence pour le Premier secrétaire-, alors je pense que nous aurons non seulement traversé une étape, mais préparer l’alternative.

Ce congrès doit permettre que ceux qui pensent la même chose se retrouvent sur une même motion. Ce congrès doit aussi permettre de s’adresser aux Français. Depuis trop de jours –et c’est normal, nous avons nos rites- nous donnons parfois le sentiment de ne nous occuper que de nous-mêmes.

Si nous ne sommes pas tournés vers les Français, ils se détourneront de nous. Faisons en sorte que le congrès du Parti socialiste soit un congrès qui donne une espérance pour les Français et une cohérence pour la gauche.



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