Mercredi 28 février 2007,

Communiqué de Martine Aubry, Secrétaire nationale à l’emploi et aux affaires sociales et Jean-Marc Germain, délégué national à l’emploi

Chômage : une hausse inquiétante

La hausse du nombre de chômeurs (+ 1.200) et du taux de chômage (+ 0,1 point) est un signe de plus de la faillite du gouvernement sur le chômage. La communication de l’UMP et de son candidat, qui se glorifient de chaque baisse et justifient chaque hausse par des considérations techniques ou des accidents conjoncturels, ne trompe personne.

Alors que si le dynamisme de l’emploi des années 1997-2002 (deux millions d’emplois créés avec moins que croissance mondiale -3% contre 4% depuis 2002) s’était poursuivi le chômage serait aujourd’hui autour des 5%, ni l’évolution de la population active (+ 20.000 emplois/an, contre 200.000/an entre 1997 et 2002), ni la relance des contrats aidés (+60.000 en un an), ni même l’insidieuse hausse des radiations (+40% depuis 2002) ne permettent de faire baisser le chômage.

Encore ne s’agit-il là que des chiffres affichés par le gouvernement. On sait maintenant que la réalité du chômage est plus noire encore : loin d’avoir baissé pendant le quinquennat, il a augmenté. Fait sans précédent, le gouvernement a en effet imposé à l’INSEE un report de l’ajustement qui est habituellement fait chaque année pour prendre en compte les personnes qui, sans être inscrites à l’ANPE, sont tout de même à la recherche d’un emploi. Sans cette manœuvre indigne, le taux de chômage ne serait pas de 8,6 % aujourd’hui, mais de 9,1 %.

Aujourd’hui, les français(e) paient au prix fort le refus de la majorité de mener une politique en faveur de la croissance –avec 2% en 2006, la France est devenue la lanterne rouge de la zone Euro (10ème sur 13) alors qu’il y a cinq ans elle en était la locomotive- et de l’emploi seule à même d’engendrer une baisse durable du chômage.

Pour le Parti socialiste, ces mauvais résultats sont une nouvelle preuve de l’échec de cette majorité dont Nicolas SARKOZY, qui en a été l’un des principaux acteurs, doit rendre compte.