Nucléaire : transparence plutôt qu'intimidation

le 17 mai 2006

Le Parti socialiste proteste contre la garde à vue du porte-parole national du réseau "sortir du nucléaire" dans le cadre d'une enquête préliminaire de la section anti-terroriste du parquet de Paris.

Le Parti socialiste constate que le document, dont la publication semble avoir motivé cette procédure, est connu de longue date et s'étonne donc de la coïncidence entre cette démonstration de force et les interrogations croissantes que suscite la décision de construire l'EPR.

C'est d'autant plus troublant au lendemain de l'annonce par le Premier ministre du lancement de l'enquête publique avant l'été et au moment même où l'on prétend discuter d'un projet de loi sur la transparence nucléaire.

Ces procédés confirment malheureusement la volonté d'opacité du gouvernement en matière nucléaire, que nous avions dénoncé à maintes reprises, notamment lors de la publication de l'arrêté du 24 juillet 2003 classant "secret-défense" toute information relative aux matières nucléaires et lors de la présentation du projet de loi.

Le Parti socialiste condamne fermement cette régression de près de dix ans dans la marche vers plus de transparence en matière de nucléaire, indigne d'une grande démocratie comme la France.

Il s'inquiète de la tendance générale à une criminalisation de l'action syndicale et associative, ultime artifice d'un gouvernement définitivement fâché avec la démocratie et le dialogue social.

Communiqué de Béatrice MARRE,

Secrétaire nationale à l'environnement et au développement durable